DIJON

17ème congrès

20 – 23 mai 2014

International : convergence des constats et des revendications

Cette première table ronde du 17e congrès avait pour thème le rôle de l’emploi qualifié dans la démarche syndicale de progrès social. L’occasion pour Valérie Lesage, secrétaire confédérale CGT de réaffirmer, en cette veille d’élection européenne, la nécessité de construire un syndicalisme international rassemblé « La mondialisation, en absence de toute contrainte, n’épargne plus les emplois à haute valeur ajoutée,  alors que la logique mondiale est à l’élévation des qualifications ».

Slavia Uzelac d’Eurocadres souligne l’appui qu’apporte son institution aux organisations européennes, à la réflexion sur les modèles de management, mais aussi sur le rôle déterminant de l’enseignement supérieur et l’impératif de l’égalité des chances. Elle précise l’action de partenaire social de l’organisation et son poids dans le développement de la législation. Grâce à la mise place de réseaux, à l’initiative d’Eurocadres, la permanence de l’échange entre jeunes cadres, jeunes diplômés, jeunes chercheurs s’est installée.

Quant à Velichka Mikova, de la confédération syndicale bulgare, elle nous décrit la réalité d’un pays victime d’un lourd mouvement d’immigration de jeunes diplômés, notamment dans les professions de la recherche et de santé. Pour les 18 % de jeunes dans l’enseignement supérieur, le rôle du syndicat dans la négociation des conventions collectives reste essentiel.

Pour l’Espagne, Paola Ruiz Torres, membre de l’UTC, dénonce le rôle de boucs émissaires que l’on veut faire jouer aux ICT, dans son pays, et où les procédures de licenciements viennent aussi d’être assouplies. Situation n’est pas sans rappeler le climat hexagonal. Paola Ruiz Torres met en perspective une tendance générale régressive qui inclut les projets de loi anti-avortement. Un moment fort dans son intervention, unanimement saluée par les congressistes.

Grâce à Fadel Kebe, du CSDT/CSA sénégalais, la question des pays émergeants est abordée, pays où l’accès des jeunes à l’enseignement supérieur reste plus que problématique. Aujourd’hui, 30 % des étudiants sénégalais se tournent vers le privé, face à la faiblesse du public dont l’enseignement n’est pas en adéquation avec les besoins du marché. Un enjeu national prioritaire pour le Sénégal, mais aussi pour nombre pays du continent.

De l ‘autre côté de l’Atlantique, au Québec, où la syndicalisation des salariés est systématique, Michel Tremblay constate les mêmes causes et les mêmes effets : non-reconnaissance du travail à haute valeur ajoutée, délocalisations, précarisation et attaques de plus en plus fréquentes contre les syndicats. Avec pour conséquence, sur une main d’œuvre vieillissante, des taux records d’absentéisme.

Non présents, les syndicats japonais nous ont fait une communication de salut. Quant à Pascal Janots de la Fédération mondiale des travailleurs scientifiques, il interviendra sur un constat plus universel avec la paix comme enjeu.

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